CAN_9960.jpg

Antigua Guatemala

En 2011, lors de notre traversée du Guatemala, nous avons été frustrés !

Il faut dire qu'un mauvais concours de circonstances nous a empêchés de découvrir le pays dans de bonnes conditions.

Le 16 mai 2011, la police trouve 27 cadavres dans une ferme située prés de Flores dans la région du Petén. Les victimes ont été abattues par balle puis décapitées. Une signature courante chez les «Zetas», un cartel considéré comme l’un de plus sanguinaires du Mexique et du Guatemala.
Toute la province du Petén est bouclée, rendant l'accès au nord du pays impossible.

Le 1er août, lorsque nous entrons dans le pays, la tension n'est pas retombée.
Lors de notre premier pique-nique au bord de la route, des policiers armés s'arrêtent et nous demandent ce que nous faisons là. Nous leur expliquons notre façon de voyager. Considérant que le danger est trop important, ils décident de nous escorter dans tous nos déplacements ! N'ayant plus de turbo sur le véhicule depuis l'Equateur et le Guatemala étant un pays très montagneux, c'est à 30 km/h dans les montées que nous nous rendons à Panajachel avec notre escorte. Comment visiter la région et aller au contact de la population avec deux policiers armés de fusils d'assaut ? Comme ils décident de nous retrouver le lendemain pour continuer leur protection rapprochée, nous préférons quitter le pays au plus vite.

Voilà pourquoi nous avons choisi d'y revenir 9 ans plus tard !

Nous débutons notre découverte par Antigua, l'ancienne capitale du pays.
À de nombreuses reprises la ville a été victime de séismes dévastant la cité et l'ensevelissant sous les ruines. Après le séisme de 1773, le gouvernement espagnol décide de déplacer la capitale dans un autre lieu.
Antigua est une ville coloniale charmante, magique, classée Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO. La ville est entourée d'imposants volcans, ce qui n'est pas sans ajouter à son charme.
Ici, pas de problème de sécurité. Contrairement à la capitale, dans laquelle il est déconseillé de s'aventurer seul, Antigua est une ville très tranquille.
Flâner dans les ruelles pavées et colorées du centre-ville fait partie des principales activités lors d’un séjour à Antigua. C'est ce que nous avons fait, laissant le hasard guider nos pas à la découverte des nombreux bâtiments, musées et églises.

Chichicastenango

Les jeudis et dimanches, la ville de Chichicastenango accueille le plus grand et le plus ancien marché du pays où se rassemblent des nombreux habitants des villages alentour.

Le dépaysement est garanti.

C'est une débauche de couleurs, d'odeurs, de saveurs et de sons. On y retrouve toutes sortes de produits artisanaux: tissus colorés, broderies, hamacs, masques en bois, vêtements traditionnels qui feront le bonheur des nombreux touristes présents.

Mais ce ne sont pas les produits locaux qui nous ont attirés ici ! 

C'est un paradis pour les chasseurs d'images que nous sommes, l'occasion rêvée de tirer le portrait des mayas dans leur tenue colorée. Je vous laisse juger par vous même du travail d'Yveline.

Déambulant au milieu de la foule, que pour une fois nous dominons de la tête et des épaules (les locaux sont très petits !), nous nous laissons envoûter par la magie du lieu.

Avant de quitter la ville, nous parcourons les allées du cimetière dont les couleurs vives surprennent !

 

Sur le volcan Pacaya

Le Guatemala est situé sur la « Ceinture de feu du Pacifique ». Son territoire, grand comme 1/6e de la France, compte une trentaine de volcans dont 3 sont toujours en activité. Deux d'entre eux, le Pacaya et le Fuego,  sont proches de la ville d'Antigua.

La dernière éruption violente du Fuego a eu lieu le 03 juin 2018, faisant plus de cent morts. Depuis, il crache à intervalles réguliers, un petit panache de cendres.

Après être resté endormi durant près d'un siècle, le volcan Pacaya est entré violemment en éruption en 1961.
Depuis, son activité est relativement constante, la dernière grosse éruption date du mois d'août 2018, où des explosions stromboliennes ont été signalées, avec une hauteur de projection de 200 mètres, ainsi que des coulées de lave.

Nous avons choisi de faire l'ascension de ce dernier. La montée dure 2 heures, le dénivelé est de 400 mètres et l’on atteint 2 500 mètres d’altitude.

Aux abords du volcan, le sentier est recouvert de scorries qui roulent sous nos pas; nous soulevons une poussière noire.

Nous nous arrêtons au bord de la dernière coulée de lave figée.

Sur les flancs du cône, une fissure laisse échapper de la lave épaisse qui forme des blocs de roche incandescante qui dévallent la pente en se brisant en nombreux fragments.

Le spectacle est fascinant !

Lago Atitlan

Le lac Atitlan est le seul endroit du Guatemala que nous avions vraiment eu l'occasion de découvrir lors de notre passage en 2011.

Surplombé par trois imposants volcans, le paysage est magnifique.

Mais cette fois-ci, la découverte fut approfondie. Nous avons pris un bateau taxi pour nous rendre à San Juan La Laguna, au sud du lac, où nous avons passé 2 jours et une nuit dans une famille.
Maria et Benedicto sont professeurs dans une "École éco responsable". Il s'agit d'une association qui propose un apprentissage de la langue espagnole par immersion. Les cours se font dans une ferme de café, un élève face à son professeur sous les bananiers ... Hébergés dans les familles, les élèves sont amenés à découvrir la réalité sociale, politique, culturelle et économique du Guatemala.

Avec Maria, nous avons appris à faire des tortillas avant de partager le repas avec toute la famille, puis nous sommes partis à la découverte des différentes coopératives artisanales de la ville: apiculture avec des abeilles mayas, fabrique de chocolat, filature, culture de plantes aromatiques et médicinales ...

Pour le retour, nous avons parcouru une partie de la rive ouest sur un sentier en corniche avant de reprendre un bateau-taxi collectif.

Une finca de café

Après l'ascension du volcan Pacaya, nous prenons la route vers le nord, direction Coban.

Le lendemain matin, nous allons visiter une finca de café.

On nous y explique tout le processus de la culture du café.

Arbuste à feuilles persistantes, le caféier vit une cinquantaine d’années et ne pousse que dans les régions tropicales, le plus souvent sous des bananiers car il a besoin de 50% d'ombre.
Il produit ses premiers fruits (appelés cerises par les producteurs) au bout de trois à cinq ans après le semis.
Les fruits du caféier ne mûrissent pas tous en même temps et changent progressivement de couleur, passant du vert au rouge. C’est pourquoi, dans les meilleurs crus, la récolte est effectuée à la main et peut durer jusqu’à trois mois, car un même arbuste nécessite plusieurs passages.

Les cerises récoltées renferment chacune deux graines, qui sont séparées du reste du fruit dans les six heures suivant la récolte.
Les fruits sont lavés avant de passer dans une machine à dépulper. Puis ils sont placés 3 jours dans des cuves pour fermenter et sont régulièrement brassés. Après un dernier lavage, les grains sont mis à sécher sur des claies au soleil ou passent dans un séchoir mécanique avant d'être expédiés pour torréfaction.

Impossible de visiter un tel endroit sans déguster un excellent café.

Pour terminer la visite de façon ludique, nous avons  parcouru la plantation sur 7 tyroliennes, frôlant la cime des bananiers ou traversant un étang ... de quoi retrouver un temps une âme d'enfant.

Menu principal

Newsletter