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Scandinavie 2017

Lituanie

Bien que nous n’ayons pas approfondi la découverte des pays Baltes, nous avons trouvé que la Lituanie était un pays très agréable, partagé entre forêts et cultures.

Les forêts de pins avec quelques feuillus sont omniprésentes. Nous avons donc essentiellement bivouaqué à l’ombre de ces branchages, même si les moustiques nous tenaient compagnie.

On trouve de très nombreux calvaires en bois ouvragé, les abris bus sont soutenus par des troncs tordus …

La campagne est paisible : petites maisons en bois, puits dans la cour, quelques cultures vivrières, 1 ou 2 vaches ou quelques chèvres.

En revanche, pas de contact avec les habitants. C’est à peine s’ils semblent remarquer notre présence et ils détournent la tête lorsque nos regards auraient pu se croiser.

Visite de Vilnius sous la pluie.

Circulation et stationnement sont folkloriques !

A Šiauliai se trouve la colline aux croix. Environ 150 000 croix de toutes tailles sont là pour exprimer la résistance pacifique des Lituaniens catholiques en dépit des menaces auxquelles ils ont dû faire face à travers leur histoire. Au XIVe siècle, alors que la région appartenait à l’Empire russe, la population locale s’était révoltée contre le tsar qui empêchait les familles d’honorer leurs défunts. Le peuple planta alors des croix sur la colline en mémoire de ses morts. 

En 1960, le KGB décréta la fin de cette pratique. Mais, en avril 1961, les croix sur la colline étaient encore plus nombreuses : à travers elles, les Lituaniens n’honoraient pas seulement la mémoire de leurs défunts, mais aussi celle de leurs concitoyens déportés en Sibérie sur ordre de Staline. Les Soviétiques brûlèrent les croix en bois et détruisirent celles en métal et en pierre. Il n’en resta pas une seule intacte. Mais, dès le lendemain, la Colline des Croix renaissait, à nouveau recouverte de croix : la nuit, les chrétiens les replantaient. L’Union soviétique, s’acharnant sur ce symbole, détruira le site par trois fois, mais les catholiques de Lituanie ne renoncèrent pas à témoigner de leur foi, malgré la présence de l’armée rouge.  

"Un touriste sait quand il part, où il va et quand il revient - un voyageur sait quand il part, ne sait pas trop où il va et ne sait jamais quand il revient" 

Nicolas BOUVIER

JoomSpirit